Merci, message de Jean-Michel Arlon

Bonjour chers amis joggeuses et joggeurs.


La course à pied est une façon de vivre ensemble. Pourtant quoi de plus solitaire qu’un coureur à pied ? Ce n’est pas un sport d’équipe. Ce n’est pas un sport qui attire les regards des médias. Ce n’est pas un sport qui fait venir moult spectateurs sur les parcours de compétition.


La course à pied c’est une véritable façon de vivre, de se soulager de nos maux d’angoisse, de libérer en nous une vraie force vitale de joie de vivre. La course à pied c’est une joie de vivre au quotidien : avant la course, pendant la course, après la course.


La course à pied c’est une philosophie, un art de vivre.

La course à pied soigne le corps et l’âme.


Pour Caldy, la course à pied, c’était au-delà des mots, une passion. Sa vie c’était la course à pied. Faire fonctionner ses jambes et avancer sur notre magnifique terre comme si jamais l’horizon ne pouvait être atteint. Pour Caldy, ses jambes étaient sans doute les biens les plus précieux que le Bon Dieu lui avait offerts.


Le 16 janvier 2020, sa vie a basculé. Il a reçu un impact qui a meurtri sans doute à jamais ses jambes, ses mollets. Je ne veux pas épiloguer sur cette affaire quoique je n’en pense pas moins sur l’état général de la façon dont est administrée la Belgique.


Caldy, donc pour qui ses jambes étaient ses biens les plus précieux, les a perdues.

Un joggeur court seul. Une victime se sent seule dans son lit d’hôpital.


Tout cela est vrai. Mais. Mais.


Le jogging est une formidable communauté, une formidable école de vie. Le jogging est une communion de gens qui partagent cette passion, qui sont solidaires, soudés, heureux de se retrouver, de se croiser dans le bois, sur une route, sur un chemin.


Le jogging est un bonheur que l’on partage.

Le jogging c’est une famille.

Seuls les coureurs à pied peuvent comprendre.


En ce 8 février 2020, un jogging fut organisé dans l’esprit de rendre hommage à notre Caldy.

Un jogging à Erquennes, mon village où tant de bons coureurs à pied habitent ou du moins font référence. Citerai-je un seul nom au risque de décevoir les autres : Bruno Cougneau ?


Y a aussi de moins bons coureurs comme moi. Mais tellement reconnaissant par rapport à ce que la course à pied m’a apporté.


Le formidable élan de générosité qu’on a pu vivre en ce samedi de février, nous a fait chaud au cœur.