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Lorriaux, le boss des bosses !


D’accord, le jeu de mots est facile mais avouez qu’il le mérite, Jean-Pierre ! Deux participations, deux victoires, et le meilleur temps à ce jour : 37’12, soit 3’23 au kilomètre sur un parcours pareil, chapeau !

Pour ne rien gâter, Lorriaux précède le grand espoir Grégoire Doison, auteur d’un remarquable 30’55˝15 sur piste en 2017. Grégoire, il est vrai, relève d’une tendinite contractée en novembre dernier et vient de reprendre la compétition.

Derrière cet inaccessible duo, Nicolas Mulpas, auréolé de sa victoire dans le challenge « Belles du Haut-Pays » 2017, prend une belle troisième place et une option sur le challenge 2018 qui commence.

Mais revenons à la course et à son environnement.

Atmosphère de rentrée, bien sûr. La plupart n’avaient pas couru depuis le Happy New Year Trophy : quatre semaines, déjà ! Une éternité ! « T’es en forme ? Ça va, et toi ? Moi, je ne cours plus que deux fois par semaine, je manque de motivation. Je le fais à l’aise… Moi, je suis venu de Saint-Ghislain en courant, je le fais au train de marathon. Tu prépares quoi ? Namur. Ah oui, Namur… » Bref, ces conversations banales entre coureurs, comme on parlerait de la pluie et du beau temps.

Tiens, justement, le temps ? 8 degrés au thermomètre, temps gris mais sec, un vent sensible mais pas trop dérangeant. De bonnes conditions de course, donc. Certains frileux se sont à nouveau couverts comme pour le trail du Mont Blanc. Personnellement, au bout de quelques kilomètres, je me suis débarrassé du bandana et des gants que j’avais gardés pour le départ. Ce qui compte, c’est de ne pas se refroidir à l’arrivée. En course, on n’a jamais froid !

Départ donné à l’heure, ou presque ! Bonne idée, de distribuer les dossards la veille, lors de la remise des prix du challenge. Ça faisait déjà une centaine de coureurs qui ne devaient pas faire la file le dimanche matin. Participation : plus de sept cents ! En gros, près de quatre cents sur l’épreuve longue, plus de deux cents sur la courte, et une centaine de marcheurs ! Juste récompense pour ce travailleur acharné, Éric Morelle, dont le fléchage fut, une nouvelle fois, exemplaire. Celui-là pourrait s’exclamer, comme un célèbre marchand de meubles : « Et avec toute mon équipe, je m’y engage ! »

Le parcours ? Peut-être un poil plus court que d’habitude, en cause, la difficulté « gommée » peu après le km 2, ce passage boueux peu avant d’emprunter le RAVeL qui avait amené quelqu’un à s’exclamer, l’an passé : « Mais c’est du trail ! » Personne, à ma connaissance, n’a protesté contre ce léger changement propre à adoucir quelque peu l’effort…

Un coureur qui avait sans doute lu mon article à propos du parcours me lance, dans la descente vers la gare de Wihéries : « La côte, c’est au quatrième ? » Je lui réponds : « Oui, et elle est dure. » Je songe aussi : « La course commence vraiment après… » Effectivement, parti prudemment, je reprendrai cinq ou six coureurs qui auront laissé des plumes dans cette ascension, dont celui qui m’avait posé la question. Gérer l’effort, le rythme cardiaque, connaître son corps… La plupart d’entre nous possèdent un « cardiofréquencemètre », autant s’en servir !

Qu’ajouter ? Rien, sans doute, sinon les autres podiums. Chez les dames, la stratosphérique Flavie Dupagny l’emporte en 43’36 (3’58 au km !) devant Françoise Théate et Christelle Pierrard.

Dans l’épreuve courte, victoire de Geoffrey Degroise (18’01) devant Alexandre Mégret et Gaétan Guelton ; chez les dames, Tineke Cherlet (22’48) précède Francine Copy et Florine Arlon.

Ah, si ! Ajouter que le challenge 2018 démarre fort, avec trois épreuves disputées trois dimanches successifs. Pas le temps de souffler que se profilent le Grand Prix de Dour (le 4 février) et le CC Running Day d’Erquennes (le 11 février). Déjà pas mal de points à prendre !

Ah, si (bis) ! Donner la parole à Éric Morelle : « Je suis exténué mais heureux. Naturellement lors des Foulées d'Eole le samedi 16 juin 2018, nous ferons comme en 2017 : nous verserons à une association une somme d'argent. En 2017, nous avions remis un chèque de 1000 € aux Glanures, un Service d'Aide et d'Accompagnement Éducatif qui prend en charge 33 jeunes provenant de milieux défavorisés. » Pour cette générosité aussi : bravo Éric !


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