Grand Prix des Sylves à Dour : la Doyenne


La Doyenne, en cyclisme, c'est le surnom que mérite amplement Liège-Bastogne-Liège, une épreuve organisée depuis... 1892 !

Parmi les courses qui figurent au calendrier des Belles du Haut-Pays, ce titre revient au Grand Prix des Sylves à Dour, né, plus modestement, en 1981.

Il faut dire que la mode des courses pédestres sur route est apparue bien plus tardivement que celle des courses cyclistes, soit au tout début des années 80. C'est ainsi que la référence belge, les 20 km de Bruxelles, connaîtra cette année sa trente-huitième édition, contre 37 pour nos Sylves.

À l'époque, il est vrai, la course à pied se concevait surtout au sein des clubs d'athlétisme, l'hiver en cross-country, l'été sur piste (à l'exception du marathon). C'est sans doute l'ADEPS qui favorisa, dans un but de santé publique, la course sur route, « sport pour tous » qui réunissait, notamment dans les « allures libres » du dimanche matin, Monsieur et Madame Toutlemonde, un peu dans l'esprit actuel de l'opération « Je cours pour ma forme ».

Généralement, les meilleurs (et pas seulement) étaient affiliés à un club d'athlétisme. Les Dourois, à Dour Sports, fondé par Jean Moins en 1964. Mais la plupart étaient aussi inscrits à l'Union Jeunesse et Vétérans de Dour, un cercle travailliste que dirigeait Jean Boulard.

Le site de la F.B.F.A.T. décrit les origines de cette fédération qui œuvra pour le développement du sport dans le monde du travail : « L’athlétisme fit ses premiers pas sous l’égide de la Fédération Socialiste de Gymnastique durant