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Foulées des Aulnes : la fin du tunnel ?

Aujourd’hui, je ne parlerai pas des « performances » des premiers, des

« classements », des « défaillances ». Aujourd’hui, je voudrais juste exprimer ma joie.


Après quinze mois d’abstinence, c’était bon de savourer ce week-end de reprise.

C’était déjà bon, samedi, d’aller retirer son dossard, le premier depuis le CC running

de 2020, le 8 mars, juste avant le « premier confinement ». C’était bon de voir « sur

le pont » ces jeunes organisateurs dévoués à la mémoire de leur ami Jean-Michel

Deside emporté par le covid : Gaétan, Virginie, Sylvain, Arnaud…


Après une efficace victoire de notre équipe de foot le samedi soir (c’était bon de

réentendre klaxonner dans nos rues…), le dimanche de fête des pères commençait

bien pour moi. Cadeau : des pages inédites de la « recherche du temps perdu ».

Neuf heures : départ pour Blaugies. Eh oui, il fallait rattraper le temps perdu, ces

quinze mois « sans ». Impossible, bien sûr. Ce qui est perdu est perdu. Mais c’était

bon, alors que les roses explosent dans nos jardins, de retrouver tous ces visages

familiers, tous ces sourires amicaux, comme autant de roses offertes par la vie.

Quinze mois… et l’impression que c’était hier.


L’échauffement aussi était une joie dans ce magnifique sous-bois orné de taches

d’ombre et de lumière, dans l’allégresse des chants d’oiseaux. Puis… pas possible !

Une ligne de départ, une vraie, avec un chrono, un dossard à puce ! Un peu le trac,

comme si l’on retrouvait les émotions du débutant. Le compte à rebours… c’est

parti ! Ne pas s’emballer, gérer « aux pulsations ». Profiter. Le bois, les signaleurs,

l’entrée dans le beau village de Sars, les imprudents partis trop vite que l’on

rattrape, celui-ci qui court en sens inverse et crie : « J’étais inscrit sur le cinq ! » Eh

oui, les départs par vagues, ça peut être trompeur !


Le soleil, les ruelles, les kilomètres qui défilent… retour au bois, déjà. Nous, partis à

dix heures, croisons ceux qui ont dû patienter jusqu’à dix heures quarante. Les

derniers mètres, l’arrivée, la boisson bien préparée dans un sac en papier recyclable,

la gaufre que l’on gardera pour les petits-fils… Les échanges avec les autres : beau

parcours ! Content, pour une reprise… Le septième kilomètre était sans doute le

plus dur…


Oui, le covid a été éprouvant. Un long tunnel. Et ce week-end, soudain, au bout du

tunnel, le soleil, la joie des retrouvailles. Et si le pire était derrière nous ? Si le

meilleur revenait ? Allez, croisons les doigts et à la prochaine !

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