• Daniel Charneux

Bosses de Wihéries : Willy, Kabi et les autres… sans Caldy !


J’écrivais l’an passé : « Le ciel menaçant ne rebutait pas les 555 marcheurs et coureurs réunis à l’école de Wihéries. » Je pourrais, cette année, ajouter une bonne centaine à ce nombre : 587 rien que pour les coureurs, et l’impressionnant peloton de marcheurs libéré peu avant 9 h 30 me laisse croire que nous étions, hier, bien plus de 650 pour la reprise.


Un succès mérité pour une « organisation impeccable ». Je cite le vainqueur des 11 km, Willy Nigaut. Le sociétaire du club de Saint-Amand-les-Eaux ne fit pas dans le détail : moins de 37’ sur un parcours pareil ! Il laissa plus de deux minutes derrière lui Bastien Audin et Cédric Blouse de Dour Sports, qui précédaient eux-mêmes le vainqueur du challenge 2019, Arnaud Meunier. À l’interview, Willy Nigaut résumait sa vision du parcours : « varié, des côtes, un peu de bois : vraiment agréable pour travailler tous les secteurs ». Nul doute que ce garçon sera un candidat sérieux à la victoire dans le challenge Val-de-Sambre, dont les Bosses de Wihéries constituaient (comme pour les Belles du Haut-Pays) l’épreuve inaugurale.


Saint-Amand-les-Eaux me rappelle immanquablement mon premier marathon, disputé là sous la canicule le 14 juillet 1983 (2 h 45’ 46” et un tout bon souvenir). Je ne pus m’empêcher de le signaler à Willy.


Un podium quelque peu inhabituel chez les hommes, donc. Tout le contraire de celui des dames qui vit Kabi Nassam l’emporter devant Françoise Théate et Abeline Kapuczinski. Kabi me fit vraiment forte impression, franchissant la ligne d’arrivée à 15 km/h avec le sourire et entamant instantanément son « retour au calme » sans vraiment ralentir… Les bosses, pour elle, c’était juste une séance de train au cours d’une longue sortie (on m’a parlé de 20 km…)


Quelqu’un qui rayonnait lors de son interview, c’était Abeline. Rappelez-vous : elle avait raté la dernière course du challenge 2019 car elle venait d’être renversée par une voiture (coude cassé, entorse au poignet, multiples contusions…) Notre « médecin volant » n’a jamais vraiment arrêté : elle a poursuivi la marche et le vélo, et a déjà couru la récente course de rentrée du Défi 13. Un challenge qu’elle compte disputer cette année comme le Val-de-Sambre et, bien sûr, nos Belles du Haut-Pays. Moins de deux mois après son accident, elle est déjà à 4’34” au km !


Si la blessure d’Abeline était consécutive à un malheureux accident, comment qualifier le geste à l’origine de celle de Caldy ? N’y revenons pas, la presse en a suffisamment parlé. Constatons simplement l’absence hier, pour ce qui devait être une grande fête de rentrée, de Caldy, bien sûr, à nouveau opéré ce vendredi, mais aussi de Florine, sa compagne, de Laurie, la sœur de Florine… Une belle famille sportive arrêtée dans son élan par un acte d’une violence inouïe ! J’en parlais aux membres du groupe CC Running qui n’avaient pas vraiment le moral. La seule attitude que nous pouvons avoir doit être de participer massivement à la troisième course du challenge, le 8 février à Erquennes, une organisation dont les bénéfices iront intégralement à Caldy.


Notons que sur le 5 km 400, un Master 1, Christophe Gobert, l’emportait devant les seniors Stéphane Tinturier et Aurélien Catherine : 24 secondes d’écart seulement entre premier et troisième. Et 12 secondes chez les dames entre Aline Richy, Sabine Bigo et Constance Kozlowski : le genre d’écart que l’on rencontre sur un 5 km, épreuve plus courte et plus nerveuse.


Une épreuve nerveuse, nous devrions en avoir une dimanche prochain au Grand Prix de Dour, l’une des courses les plus rapides du challenge.


Et, n’oubliez pas : le 8 février, à Erquennes, pensez à Caldy…

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