• Daniel Charneux

Le jogging du Printemps à Angre comme si vous y étiez !


Le jogging du Printemps à Angre est sans doute le Liège-Bastogne-Liège du challenge « Belles du Haut-Pays » : la Doyenne. La première édition se déroula le 21 mars 1982, tandis que le Grand Prix des Sylves à Dour était né le premier mai 1981. Mais le parcours des Sylves (qui fêteront leur 39e printemps cette année), a été quelque peu raccourci depuis quelques années, tandis que celui d’Angre est inchangé depuis 1988, voire 1987.

Nous nous retrouvons à l’école communale d’Angre. Le départ est donné un peu plus loin, à l’entrée de la rue du Fossart. Départ plein sud vers le bois et le chemin du Caillou-qui-Bique, assez plat, asphalté. Après pile un kilomètre, virage à gauche vers la route Angre-Onnezies. 800 m de chemin de terre potentiellement boueux. C’est la voie qui menait au moulin à eau d’Angre, situé en contrebas et, bien entendu, alimenté en énergie par la Honnelle.

Virons à gauche sur la route bétonnée qui, venant d’Onnezies (derrière nous), ramène à Angre. Ici, ça descend bien. Pendant un kilomètre, il est possible d’allonger : ne nous en privons pas, les montagnes russes arrivent, avec quatre côtes successives : la montée vers la chapelle Saint-Roch en entrée, 600 mètres assez raides qui mènent à ladite chapelle, un point culminant avec table d’orientation. Nous ne prendrons sans doute pas le temps d’admirer le paysage mais virerons à gauche, en épingle à cheveux, dans un nouveau chemin de terre à ornières, en belle descente (attention, les chevilles !) qui, peu après le km 4, nous amène rue Raimbaix.

Voilà le plat de résistance, l’interminable montée vers Sebourg, 1500 m ou presque. En haut, si nous continuons tout droit, nous sommes en France. Suivons les flèches, tournons sagement à gauche, ça va descendre ! Nous atteignons le village d’Angreau. Peu après le km 6, virons à nouveau à gauche dans la rue de Boughors pour attaquer, en guise de trou normand, la rampe herbeuse de la chocolaterie Druart. C’est court mais ça casse les pattes. En haut de la butte, peu avant le km 7, plongeons à gauche vers Angre. S’il reste de l’énergie, profitons des 1500 m qui viennent (sans doute les plus rapides de la journée) pour allonger et creuser les écarts…

Km 8, tournons à droite rue de la Chasse, puis à gauche rue Charles Bernier, le célèbre graveur qui fut l’ami d’Émile Verhaeren. Nous longeons alors la Honnelle que nous franchissons bientôt. Au km 9, passons à droite de l’église : nous sommes sur l’autre rive d’où nous apercevons les coureurs à qui nous avons pris 500 m : en principe, ceux-là ne reviendront pas.

Restera à digérer le dessert, la butte des Hallettes (officiellement « rue de la Verte Vallée »), peut-être la plus raide. En haut, virage à gauche, et arrivée à plat, 600 m plus loin, dans la cour de l’école.

N’oublions pas les participants aux 5 km qui bifurquent à gauche dès le km 3 (évitant ainsi la montée de Saint-Roch), dans la rue Chasse Lotteau, pour rejoindre la rue de la Chasse puis, immédiatement à droite, la rue Verte Vallée et l’arrivée.

Des changements de rythme incessants, donc, qu’il vaut mieux gérer avec prudence. Et sans doute l’une des plus belles épreuves du challenge !


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