• Daniel Charneux

Les foulées d'Éole comme si vous y étiez !


Près d'un mois après le jogging de la Pucelette, nul doute que vous aurez envie de vous frotter une nouvelle fois aux difficultés inhérentes à une course des Hauts-Pays, avec à la clé la découverte de beaux paysages. Les foulées d'Éole ne devraient pas vous décevoir.

Le départ sera donné le samedi 16 juin à dix-neuf heures! rue du Stade, devant le salon du Peuple d'Élouges. Le peloton descend la rue sur une centaine de mètres (attention aux bousculades !) pour bifurquer tout de suite à gauche dans la rue du Commerce. Après 450 m, on tourne à droite rue des Andrieux puis, 150 m plus loin, à gauche rue François André, et encore à gauche rue Paul Pastur. On traverse la rue du Commerce pour entrer rue Quevauville. On a couru à peine un kilomètre et l'on se croit parti pour une corrida urbaine, non une course des Hauts-Pays. C'est là que ça change et que l'on quitte soudain l'agglomération douroise pour se retrouver en pleine campagne, dans les « profonds chemins » chers à Françoise Houdart (c'est le titre de son roman consacré au peintre élougeois Victor Regnart, qui aimait se promener par là). Un chemin de terre pratiquement plat et rectiligne nous mène, sur 1500 m, jusqu'aux premières éoliennes qui ont donné son nom à l'épreuve. Allusion à Éole, dieu grec des vents, et aux dix-huit garantes de la « transition énergétique » qui se dressent autour de nous.

Au km 2,500, virage à angle droit à gauche : ça va monter un peu pendant 700 m. Nouveau virage à gauche : nous empruntons le RAVeL, « Réseau Autonome pour Véhicules Lents », sur l'assise de l'ancienne ligne de chemin de fer Dour-Quiévrain. Un mile à plat sur asphalte, très rapide, amène les concurrents du 5 km à proximité de l'arrivée tandis qu'au hall omnisports, les plus gourmands virent à droite dans le chemin des Trente-Quatre (terre puis pavés). Au bout, peu après le km 5, une brève descente à gauche nous amène rue de la Fontaine : virage à droite dans une côte assez rude : plus de 500 m à 5 %. Attention : cette montée n’est pas mentionnée sur le plan OpenRunner publié par l’organisation ! En haut, nouveau virage à droite pour redescendre sur les pavés qui amènent à l'ancienne gare de Wihéries où nous empruntons le RAVeL. Nous sommes cette fois sur l'ancienne ligne de chemin de fer Dour-Roisin. Une belle portion bien plate que l'on quitte peu après le km 6 pour la brève ascension du talus qui amène rue de Là-Haut, que l'on emprunte vers la gauche, en légère descente. Nouveau tournant à droite rue de la Paix (on passe devant la Grange, salle de spectacle qui abrite les représentations de la « Roulotte Théâtrale »), puis encore à droite sur l'autre RAVeL. Encore une fois à droite rue de la Grande Veine (brièvement) puis, à droite rue Beatam : ça monte... On rejoint la rue de Là-Haut. Ça redescend pour mieux monter : l'ascension de la rue du Coin du Bois nous amène au village de Wihéries. S'il y avait un grand prix de la Montagne, cette côte rapporterait des points...

En haut, virage à gauche dans un chemin de terre, entre deux prairies, qui amène au bois de Cocars. On entre dans le bois peu après le km 9, passe devant la jolie chapelle restaurée et zigzague sous les arbres jusqu'à un chemin de terre en lisière qui ramène rue de la Grande Veine. On reprend le RAVeL 98 A puis, en épingle à cheveux à gauche, l'autre RAVeL. On le quitte brièvement à droite rue de la Grande Veine puis à gauche rue de la Paix avant de le rejoindre, de revenir au hall omnisports, de plonger à droite rue des Trente-Quatre, encore à droite rue du Stade (comme au départ), à gauche rue du Commerce et enfin à gauche pour une arrivée en côte dans la cour de l'école communale.

Bref, c'est sans doute l'un des parcours les plus compliqués du challenge « Belles du Haut-Pays » mais nul doute que le fléchage réalisé par Éric Morelle déjouera tous les pièges ! Après tout, votre principal adversaire, à part vous-même, sera peut-être le dieu Éole !


© 2017 Challenge BHP

Webmaster : Michael Pierard