• Daniel Charneux

Jogging de la Pucelette : une première ensoleillée


Selon les Actes des Apôtres : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit. »

L’Esprit-Saint descendit-il sur nous hier à Wasmes ? Des langues de feu, en tout cas, apparurent dans le ciel, rayons d’un généreux soleil qui perça les nuages encore présents lors de l’échauffement avant de s’imposer exclusivement, comme par hasard durant l’ascension de la rue du Rossignol. 17° au départ, ce qui devait donner environ 25 sous l’astre du jour. A ce moment, faute de l’aide du Saint Esprit, les deux ravitaillements (sur la distance longue) furent les bienvenus. Mode d’emploi suggéré (dans la série « les bons conseils de l’oncle Daniel ») : boire juste une gorgée d’eau et se verser le reste sur le crâne et les épaules. Dans les marathons disputés en période de canicule, les postes d’épongeage sont au moins aussi bénéfiques que les ravitaillements !

Pour une première, cette épreuve fut donc une réussite, ce dont nous ne doutions pas, l’organisation étant initiée par les « obéjiens » de Wasmes et sa région, tout sauf des débutants ! Superbe parking, installations au top, rapidité dans la distribution des dossards, ravitaillement efficace, colis cadeau à chaque participant, tout ça pour 5 € ! Pas étonnant que plus de quatre cents participants aient répondu à l’appel !

Le Saint-Esprit – ou l’ombre du chevalier Gilles de Chin – vous aida-t-il à vaincre le « tienne » du Dragon (ou « tierne » ; « le » et non « la » comme on l’entend parfois – le mot vient du latin « terminus ») ? En tout cas, il fut favorable au trio de tête de la version longue, un podium d’habitués (Nicolas Mulpas, Arnaud Meunier et Vincent Cougneau) mais aussi au remarquable Gérard Meunier (père du précédent), cinquième à 3’55 au km devant un trio de V1 qui pourraient presque être ses fils, lui qui passe cette année le cap des 3 x 20 ans ! Un E.T., ce Gérard !

Chez les dames, nouvelle victoire d’Abeline Kapuczinski (qui, soit dit en passant, présente demain sa thèse de médecine !) devant Cynthia Bouchez et Sabrina Principato, toutes trois sous les 50’.

Quant à l’épreuve courte, qui eut le droit, elle aussi, de grimper sur la croupe du dragon, elle fut dominée, chez les messieurs, par le trio Christophe Gobert, Alexandre Mégret et Cédric Blouse ; et, chez les dames, par Florine Arlon, Nancy Cougneau et Deborah Honorez. Que du beau monde !

« Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux… », ça ne vous rappelle rien ? Mais si, voyons : ce dieu du vent qui fait tourner les éoliennes sous lesquelles se disputeront, le samedi 16 juin, les « foulées d’Eole », huitième manche de notre challenge.

D’ici-là : préparez-vous bien !


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