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Le Grand Prix de Dour comme si vous y étiez !


Le Grand Prix de Dour est né le samedi 29 novembre 1997. La coutume était apparue a cette époque d'organiser, en marge d'un cross officiel, soit un cross populaire accessible aux non-affiliés, soit une épreuve sur route. Cette année-là, le Grand Prix de Dour fut disputé le samedi, le cross le lendemain. J'ai remporté cette première édition en 33'29 (pour environ 9 km, si je me souviens bien). Nous étions 59 à l'arrivée : des débuts timides, donc.

Le cadre de l’épreuve était – comme aujourd'hui – la plaine de la Machine à Feu où, sur le site de l’ancien charbonnage du même nom, s'était installé en 1964 le club d’athlétisme de Dour Sports. En témoigne le seul vestige de l’activité industrielle, la cheminée située entre la piste et le grand hall sur laquelle une plaque dévoilée en 1965, lors de l’inauguration de la piste en cendrée, porte l’inscription : « Que cette terre demeure digne de son passé fait d’efforts et d’amitié. »

Efforts, amitié… deux mots associés au terrible travail fourni par les mineurs qui exploitèrent cette fosse, mais aussi à l'aventure de ce club qui, depuis plus de 50 ans, a produit tant d'excellents athlètes. Si je me limite aux coureurs de demi-fond dans le cadre de cet article consacré à un jogging, je citerai le jeune Grégoire Doison, 30'55 sur 10.000 m l'an passé, Carlo Di Antonio qui, bien avant d’être ministre, fut champion de Belgique francophone de cross ou champion de Belgique universitaire du 5.000 m, ou encore Jean-Claude Dessort, toujours présent dans nos pelotons, organisateur à Roisin du mémorial Mathieu Dessort (son fils tragiquement décédé dans un accident de voiture), Jean-Claude qui fut champion de Belgique junior de cross à Waregem en 1974 et qui réalisa – excusez du peu – 14’15 sur 5.000 m !

Mais le parcours, me direz-vous ? C'est très simple : selon que vous disputez l’épreuve courte ou la longue, vous bouclerez une ou deux fois le tour du terril de Saint-Antoine.

Mais encore ? Emprunterons-nous le terril lui-même, répliquerez-vous non sans quelque appréhension ? Rassurez-vous, non. Ce fut le cas en 1987 et 1988 : Claude Deroux avait organisé la « printanière des terrils » qui empruntait ce parcours magnifique. Nous nous y entraînions souvent : une boucle de 3 km avec deux côtes et les descentes qui vont avec. Depuis, le Saint-Antoine, l'un des plus vastes de Wallonie, a été défiguré en raison de son exploitation récente (pour son schiste) mais il reste possible de s’y amuser dans un paysage exceptionnel. J'y organiserai un de ces jours une sortie pour les amoureux de trail…

Trêve de bavardage, le parcours !

Après un bref zigzag sur la plaine de Dour Sports, vous emprunterez le chemin des Fours (du nom des fours à chaux exploités ici autrefois) puis, à droite, la rue Camille Moury et le chemin de Thulin. Le premier km est atteint au croisement avec le RAVeL, le km2 au croisement avec la rue Benoît, peu avant la déchetterie. Jusqu’ici, c’est très roulant.

Après un passage pavé, tournez à droite rue du Plat Pied, dans un chemin de terre qui, bientôt, va devenir faux plat montant. Au km 3,5, tournez à droite dans le chemin des Morts. La montée devient un peu plus sensible mais rassurez-vous, rien de comparable avec les bosses de Wihéries !

Peu avant le km 4, virez à gauche face au terril pour rejoindre, à droite, le chemin des Fours et le RAVeL. Chemin de terre, puis asphalte.

Peu après le km 5, les participants à l'épreuve courte rentrent tout droit à l’arrivée, les autres prennent à droite rue de la Machine à Feu, via le zoning, et rejoignent le chemin de Thulin au km 6 pour un second tour du même circuit.

Un beau parcours plutôt rapide, donc, avec juste un bon faux plat à boucler une ou deux fois suivant votre appétit, et qui peut juste être perturbé si le vent est de la fête.

Bonne course, et surtout : « Que cette terre demeure digne de son passé fait d’efforts et d’amitié » !


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